Après 5 ans…C’est définitif?


Rien ne l’est, en général, sauf la mort, rédhibitoire. Alors, pensez, un sevrage…MAIS. Pour avoir traversé quelques moments pénibles depuis le jour J de point de départ, sans avoir pour autant repris, j’aurais tendance à croire que seule la volonté est de mise, à ce stade. Je ne me suis pas ruée sur une cigarette lors d’événements qui auraient pu me faire replonger. Plutôt bon signe. Non, j’avais bien en tête que le tabac était une drogue dure et, rien que pour le trajet chaotique du sevrage compliqué, je m’étais promise de ne plus jamais revivre « ça ». D’ailleurs, aucune envie impérieuse n’a pointé son nez, même dans des moments aigus et là, c’est une certitude. Bien sûr, l’idée m’a traversé l’esprit, mais sans s’attarder au point de m’interroger…

Aujourd’hui, l’envie est encore présente et c’est tout à fait normal. Après de longues années de « vie commune », on n’oublie pas « comme ça » son/sa partenaire, non? Eh bien c’est pour cela que j’évoque le mot de divorce, parce que certains sentiments/sensations ne se font pas la malle comme ça…La nostalgie est là, et ce quelque soit le ou les moyens employés pour défumer. Et il y en a des situations qui vous ramènent dans le passé…Il suffit juste d’observer un fumeur qui grille à la hâte, le temps de faire une coupure dans sa tâche, pour éprouver à sa place le plaisir que l’on ressentait, en manque de LA cigarette salvatrice….

Et puis la Raison revient, reprend ses droits de façon instinctive (joli paradoxe, non?): on sait tous qu’une blonde allumée n’est pas à proprement parler un plaisir, mais juste une façon de COMBLER le manque que nous a laissé la dernière. Eh oui, je trouve utile de le rappeler: la nicotine quitte très rapidement l’organisme (c’est un avantage dans une situation de sevrage ET un inconvénient, comme il faut lui trouver viiiiite un remplaçant…). Alors, bien sûr, cette nouvelle clope assouvit notre besoin. La notion de « plaisir » est donc toute relative: on se remplit d’une nouvelle dose pour remettre à niveau les portions de toxiques.

Cinq après (un peu plus, d’ailleurs, puisque mon arrêt date du 7 décembre 2006), je n’ai plus ENVIE/BESOIN de 3 paquets/jour. Un sevrage change votre vie et vous oriente vers d’autres voies; votre comportement est modifié, lui aussi. Votre façon de penser peut avoir pris un autre tour. En tous cas, une chose est certaine: la vie n’a plus la même couleur…

Conclusion: certains replongent quelques années après. Les raisons sont diverses et nombreuses. La plupart m’a confié avoir éprouvé le désir de « retrouver une amie« , sans se préoccuper véritablement des conséquences sur la santé.

Il n’y a donc vraiment pas de règles. Mais est-ce utile de rappeler qu’une seule bouffée est fatale et en appelle une autre? On est garanti de fumer la tige entière. Puis une autre. Puis une autre…Puis une autre.

J'ai arrêté depuis 5 ans, 3 mois et 11 jours
Je n'ai pas fumé 96 400 cigarettes (4 820 paquets)
ce qui m'a libéré 334 jours et 17 heures sans cigarette a la main
Au total, j'ai économisé 26 510.0 euros
Additifs : Nicotine: 77.120 grammes
Ammoniac: 198.873 grammes
Polonium: 964.0 Becquerel
Benzene: 3.760 grammes
Acide cyanhydrique: 12.918 grammes

Bonne journée à tous!

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