La décision du Jour de l’An


On n’en est pas loin, de cette date que vous avez annoncée comme étant celle qui allait changer votre vie. Bien sûr vous avez, avant même de vous être lancé, essuyé des reproches du genre » Bah pourquoi attendre? fais-le tout de suite« , etc, ce qui a le don d’énerver parce qu’on trouve que c’est déjà osé de se lancer un défi…Et quel défi…La critique est aisée…C’est pourquoi, personnellement, j’avais fait le choix de ne prévenir que les personnes et amis dont j’étais sûre qu’ils ne porteraient pas de jugements.

Vous allez aussi écouter les témoignages des défumeurs, comme vous, de la St Sylvestre. Nous sommes d’accord, comme dans le cadre de tout sevrage, chacun vit l’épreuve comme il le peut; nous en avons parlé, certains éprouvent les pires difficultés quand d’autres tirent un trait rapidement sur leur dépendance. Par contre, aucun mérite pour ces derniers: si seulement on pouvait régler soi-même sa résistance et supprimer les sensations de manque, le vaste sujet du sevrage ne provoquerait pas tant de polémiques.

Certains d’entre vous vont se « lancer du pont » sans substituts, parce que là se situe la notion de choix: au début. Il y en aura qui poursuivront sur ce mode, d’autres que la sensation de vide va pousser à prendre conseil dans une pharmacie. On peut également récolter les témoignages de défumés armés avant la bataille, thésaurisant quelques jours avant le jour J disques de nicotine et pâtes à mâcher. Chacun son truc, « la fin justifie les moyens« .

Ça y est! nous sommes le 1er de l’an 2011! Réveil probablement difficile dû à soirée arrosée et abus de tabac pour écouler le stock et tenter de s’écoeurer. Le dernier point ne fonctionne pas. On a tous essayé d’enchaîner clope sur clope, voire d’en fumer deux à la fois pour instaurer un climat d’hostilité entre la nicotine et l’organisme. Parfois, ça finit par agir, on se retrouve au-dessus des toilettes à jurer sur ce qu’on a de plus cher que l’alcool et le tabac sont des ennemis à vie. Quelques heures passent, et une menthol (dont vous direz peut-être qu’elle vous rafraichit la gorge:) revient sur le devant de la scène, le temps de le dire. La « putain » sait très bien les méthodes pour raviver le désir…

Bon, vous vous réveillez et, pour la première fois, vous allez boire un café…tout court. Un café avec une tartine, un fruit, ou encore des céréales, mais ce sera un café « tout court ». Eh oui, il lui manquera sa copine et vous partirez au travail avec le goût d’un Arabica dans la bouche, les deux mains rivées sur le volant et vous éprouverez les joies des embouteillages sans clope. Ok, là, c’est le pire tableau, et je passe volontairement sur le degré d’énervement au son des cris des gosses en retard et à celui de votre femme qui vous aura rappellé pour la 42ème fois de prendre du pain, ce soir. Oui mais ce soir, on s’imagine mort, y a pas. On ne se projette pas ce soir à la boulangerie, on se projette minute par minute et c’est un effort de taille.

Contre toute attente, beaucoup d’entre vous éprouverez une certaine joie, si si, parce que vous êtes un héros (et un vrai, croyez-moi) et il est fréquent d’éprouver même une certaine euphorie. On se dit que finalement ce n’est pas la mort, que c’est « jouable », et la première journée, sans être une sinécure, peut très bien se passer sans encombres. Le but du jeu, dans tous les cas? => faire le tour, en quelques mois, de toutes les « situations à risques ». Et là, point de conseils pour les contourner. Chacun ses écueils. Moi, j’avais un problème réel avec les émotions, mauvaises comme bonnes. La cigarette « servait » de pansement dans le premier cas, et dans le second cas, j’aimais ce cumul de plaisirs, comme d’autres « arrosent » une bonne nouvelle avec une bouteille de champagne. Et les émotions, c’est drôlement personnel, non? Il y aussi les automatismes, votre main qui « cherche » le paquet sur la table basse, etc…

La vraie bonne nouvelle de cette année 2011, la voici: on n’allume pas une clope parce qu’on est heureux d’avoir arrêté de fumer, ça n’a pas de sens. C’est pourtant ce qui peut vous traverser l’esprit. MAIS. Notre cerveau finit par être plus fort que la cigarette. Il faut..le temps qu’il faut. Elle va vous chanter Sole Mio, vous faire la danse du ventre, se rappeler à vous à chaque tournant de rue. Puis un jour, vous sortirez du supermarché sans tâter vos poches. Ça y est, vous êtes sur « l’autoroute », celle qui mène vers le succès. Celle que vous prendrez peut-être, pour de vrai, pour passer 15 jours de rêve avec vos économies.

Je suis avec vous de tout coeur, vous applaudis à l’avance, vous admire. Votre entourage proche saura comprendre. Il y va de votre santé, certes, mais d’une décision personnelle qui va changer radicalement votre destin. Et, sur ce coup-là, c’est une certitude…

On se suit?

Bonnes fêtes à tous.

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