Quelqu’un a fumé chez vous


Ok. Il vous a demandé la permission et, comme la fumée ne vous gêne pas (si vous êtes dans mon cas) la réponse est Oui. Il se confie à vous, ouvre son coeur; cet homme est le mari de votre meilleure amie et son couple bat de l’aile. On le comprend: chez un fumeur, la clope s’impose, en état de crise. Il ne serait pas resté longtemps si son paquet s’était vidé trop vite, même en plein coeur de la discussion. Il aurait peut-être fait un aller et retour au tabac, quitte à perdre le fil du débat, mais il n’aurait pas trouvé les mots avec autant d’aisance et de détermination.

On dirait qu’il a répété sa scène, il est sûr de lui et termine chaque phrase par une volute rondement menée. En pleine gueule:) mais c’est pas grave, ça fait la ponctuation.

Il part.

Ce joli ramequin qui lui aura servi de cendrier va devoir être vidé par vos mains…Reste à se dire que certains mégots ne ressemblent...pas à des mégots mais à des cigarettes écrasées dans l’action (donc fumables) mais qu’ils traînent dans un lit de cendres tel que c’est carrément sale. Oui mais, si on est honnête, on se souvient tous avoir fait les poubelles les jours fériés, ces jours où les lumières de fin d’année brillaient de mille feux, mais où aucune carotte orange ne clignotait pour notre réassort. Non, on ne regarde plus le ramequin, on jette le contenu très loin, mais alors loin…

Le pire: votre intérieur est fait de bois, de carrelage, de vitres, de matériaux qui se nettoient d’un geste. MAIS. On y trouve aussi des rideaux, des draps, des couettes, des canapés et un tas de tissus, de napperons, de serviettes, enfin tout ce qu’on trouve d’absorbant et de pratique dans une maison. Me direz-vous, le tissu est lavable, lui aussi. OUI. Mais pas à deux heures du matin, non, on ne décroche pas les rideaux avant de se coucher et on ne refait pas un lit entier avant de s’endormir. On dort, comme on peut, avec une odeur d’un autre monde…Parce que cette odeur de tabac prend des allures immondes quand elle est incrustée. C’est simple, c’est très exactement la même que celle que vous sentez sur vos vêtements, quand vous êtes sevré et que vous revenez d’une soirée. Normalement c’est machine à laver direct, tant le « parfum » persiste.

Ce qui est fou, c’est cette différence entre les sensations que j’éprouve auprès d’un fumeur et celles, épouvantables, après son départ. Idem pour la voiture: c’est niet. Dure avec les fumeurs? Ah bah nan, pas dure, juste pas envie de vomir à quatre du mat tant c’est entêtant…Voilà. Là est toute la différence: c’est quand c’est chez vous que ça se passe que le degré de tolérance peut être différent…. ^^

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