Y a-t-il un « meilleur » moment pour arrêter? Non, je ne crois pas.


Ah, ça c’est LA question. Certains prévoient de cesser de fumer à la date du jour de l’an. D’autres font une annonce le soir de leur anniversaire. Je connais certains amis qui ont terminé leur cartouche, histoire d' »amortir » le coût, et ont donné des nouvelles du pays à la dernière clope du paquet, déterminés à envoyer la nicotine aux calendes grecques, déjà armés d’un patch pour le passage de témoin. Il y a aussi les vacances, période assez classique pour se sevrer. On compense au buffet à volonté et on coche toutes les options « Sports de l’hôtel club », pour palier.

Un membre de ma famille a stoppé le tabac au coeur de l’une des pires périodes de sa vie. J’ai envie de dire « pourquoi pas », parce que ses problèmes étaient tels que son sevrage s’est retrouvé « noyé » parmi des dossiers de taille et qu’avec l’espoir qu’ils se règlent un jour ou l’autre, il avait la quasi-garantie de vivre le manque plus facilement quand il se retrouverait en situation moins bancale. Ce fut le cas.  Il n’a « rien senti ». Il n’a jamais eu mal (c’est mon beau-frère et je le déteste! =)))))))

Il faut aussi évoquer ces personnes qui arrêtent dans la minute. C’est sans appel. C’est ici et c’est maintenant. Quelle mouche les pique? eh bien c’est « le moment ou jamais« , parce que quand on est si décidé, à mon sens, on ne rate pas le train, on le prend, parce qu’on ne sait franchement pas s’il y en aura un prochain.

On peut aussi être contraint. Et là, je vous parle de mon histoire. L’expression de visage du radiologue devant l’expression navrante de mes poumons a gagné la partie. Ses yeux en disaient long, et puis il y avait un souci, un truc visible sur l’écran…J’ai repris ma voiture avec comme passagères ignobles une dizaine de menthols à la place du mort. Poubelle. Là, le deuil est délicat, on n’avait pas prévu ça.  Ca fait des sevrages drôlement compliqués parce qu’il n’est pas question de motivation mais d’obligation. C’est à soi-même, au gré des mois, de la trouver. On se ment, parfois, on y croit, parce qu’on liste vingt fois par jour les fameux avantages. Puis on est pris par le souvenir, celui du plaisir, et on s’en veut de ne pas avoir savouré la dernière clope, celle qui était censée marquer le tournant. On ne se souvient même pas du goût qu’elle avait, puisqu’on l’a grillée comme les autres, sans penser à quoi que ce soit, avant le rendez-vous au cabinet d’imagerie…On a du mal à enterrer quelqu’un à qui on ne nous a pas laissé le droit de dire « Au revoir ». C’est le principe, et ça fait mal…

Il n’existe aucun conseil. On est un cas parmi d’autres cas. J’aurais tendance à parler d’étincelle. Image d’Epinal, oui, mais si représentative: une lueur, toute petite, peut donner une force considérable. Pensez toujours qu’il y a en a pour qui ça a été facile. Et pourquoi pas vous?

Le livre-témoignage aux éditions Guy Tredaniel (faire un clic sur la couverture)

La cigarette : un outil de survie, une sorte d’organe vital sans lequel la respiration face aux émotions lui paraissait impossible. Elle était consciente qu’elle programmait une pathologie dévastatrice… Elle a cessé le feu !

Autant rendre le combat comique, en toutes circonstances tant la situation est épique. L’humour est salvateur et les moyens pour contourner le goudron nombreux.

 

But : bannir le tabac à jamais !

– un roman témoignage sous forme de journal de bord sur le sevrage du tabac, sujet sérieux traité sur le ton de l’humour et de la légèreté
– les procédés utilisés, originaux mais efficaces font de cet ouvrage une véritable bible en la matière
– la narratrice fumait trois paquets par jour… Martine Pagès ne fume plus depuis presque quatre ans – une sorte de Bridget Jones du sevrage tabagique !

Martine Pagès a remporté le premier prix de la Nouvelle organisé par LCI (Patrick Poivre d’Arvor) sur le thème de l’engagement

 

Nombre de pages : 260
Largeur * Hauteur : 13 * 19 cm
Date de parution : 04.2010
ISBN : 9782813200171
Prix public: 11,90 €
Prix éditeur: 11,31 €
Réduction 5%: 0,60 €


 

 

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2 réflexions sur “Y a-t-il un « meilleur » moment pour arrêter? Non, je ne crois pas.

  1. Existe-t’il ce moment? Est-ce un choix? Moi, on ne m’a ni donné le choix, ni donné du temps. Arrêt en service d’urgence de cardiologie après pose de stens… Cela fait plus de 3 ans et j’en suis toujours à sucer des pastilles de Niquitin… Et la nuit il m’arrive encore de fumer… En rêve!
    Alors pour le bon moment…

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    1. Entièrement d’accord. C’est pour cela que je cite des exemples et que je précise qu’i n’y a pas de règles. Nous faisons les mêmes rêves…;). SVP relisez le texte, je viens à peine, à l’instant, de le mettre en ligne…..Mille merci pour votre intervention. ET…….courage……

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