Les gestes « réflexes »


Ralala…Quand j’ai défumé, je veux dire au début, mon beau-frère avait énuméré à voix haute une liste impressionnante de situations pendant lesquelles on ne contrôle même pas sa main. C’est elle qui décide où elle met ses doigts, et on se retrouve sur le canapé à chercher un improbable paquet de blondes sur le guéridon. La main ne cherche pas longtemps, elle renvoie vite le message au cerveau « Y a erreur d’aiguillage ». Le cerveau insiste quelques mois, la main obéit, parce que le cerveau, par définition, c’est lui le chef, c’est lui la Tête. Et puis un jour, elle se rebelle « On nous ment, on nous spolie ». Le cerveau prend note des réflexions belliqueuses, des revendications. Alors un jour, il change de disque. Pour sa réputation=)

Eh oui! Et c’est aussi valable pour la poche! Le cerveau n’a pas l’intelligence qu’on lui prête! La preuve: une main censée se rendra vite compte qu’il n’y a ni paquet, ni briquet et reprendra sa place! Idem après une séance au cinéma de quartier, on cherche parfois « quelque chose » dans son sac, et puis très vite on ne cherche plus rien! Ou alors on farfouille pour trouver son portable, pour compter les messages, mais des clopes, je vous promets, un jour arrive où de vague nostalgie on arrive à l’oubli. On est vraiment très près des symptômes d’un rapport amoureux…

Vous savez, c’est comme ces rues, ces lieux, qu’à une certaine époque on avait rayés de la carte (trop de souvenirs). Eh bien, de vous à moi, ça fait un moment que j’arrive à passer devant le Palais des Congrès sans gémir. J’irais même jusqu’à dire que je n’y pense même plus. Même credo pour la rue des Martyrs, m’en foue des Martyrs , c’est leur souci, plus le mien.

En fait, une fois qu’on a cherché malgré soi des objets qui n’existent pas, notre bras fait profil bas. Et ça c’est une super bonne nouvelle. C’est comme les « envies impérieuses », on pourrait les mettre côte à côte, tiens, rien ne revient! Comment dater? Ca, c’est plus difficile. Et puis, on l’a vu, ça dépend de chacun. Perso, j’étais tellement accro à cet inhaleur, celui que je conservais au creux de ma main jour et nuit (même vide, après cette grande décision de ne plus le recharger), que c’était Lui que je cherchais, pas un paquet de menthols.

Je n’ai pas pas le souvenir que cette histoire de mains baladeuses ait duré des lustres. Voyez, je n’évoque le sujet que maintenant…Je pense que c’est un signe. Et un bon!

Au fait, c’est le moment de la pub! Ouais, ça faisait longtemps! 🙂

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