Les saveurs changent, mes goûts aussi…#WTF


Rien de nouveau, on l’a toujours dit: on a la sensation de redécouvrir les aliments, c’est on ne peut plus vrai. C’est valable aussi pour les senteurs. Le goût et l’odorat reprennent leurs droits très rapidement (en ce qui me concerne, ça aura été fulgurant). Pour autant, ne croyez pas que ces facultés récupérées aient été un moteur si puissant qu’il m’ait fait ignorer le manque. Loin de là. Non, disons que j’avais l’impression d’être l’héroïne d’une aventure que je n’étais censée vivre qu’une fois dans ma vie. Aussi, je me suis surprise, parfois, à tenter d’estimer, de peser ces impressions inédites, pour en garder un souvenir précis. Ouais, maso, on n’était pas bien loin de ça, mais les plaisirs essayaient de se faire une place dans le chaos, comme au jeu grotesque et hasardeux des chaises musicales.

Je vous parle de goûts, et j’étends le terme au sens très large. A la même vitesse et dans de nombreux domaines, j’ai vu ma vie changer du tout au tout. Oh, bien sûr, il y avait les grandes lignes, me direz-vous, et on ne change pas une destinée en cessant de fumer. Quoique…

– Ma façon de m’alimenter a pris un tour différent. Je suis partie à la découverte du bio: aujourd’hui, cette mention s’impose à moi, au quotidien.

– Le sevrage tabagique laisse un vide sidéral, d’où le besoin impérieux de « se remplir »: par chance, je n’ai pas eu besoin de « compenser » en mangeant. En revanche, j’ai fait une découverte de taille. Je lisais partout combien LA bouteille d’eau glacée était un solide allié pendant le « combat », mais elle ne m’attirait pas. Je la trouvais sévère, dépourvue d’empathie, arrogante et grossière. J’ai trouvé un certain raffinement au thé vert et la chaleur que mon corps entier réclamait. Je pouvais user, abuser. Je lui voue toujours un culte. Il est, de plus, réputé pour ses propriétés anti-radicalaires, donc il joue un rôle actif sur le vieillissement et a son mot à dire quant aux maladies cardio-vasculaires et au cancer. Un médecin m’a assurée de ses bénéfices sur le plan anti-oxydant. Hop. Emballé aussi vite que pesé #plaisirSimple

– Je ne me passionnais pas foncièrement pour le jardinage: allez savoir pourquoi, je me suis mise à orner ma terrasse comme un seul homme, variant les tons, les mariant, me renseignant de façon précise sur les orientations, la fréquence des douches à donner à mes impatiences et sur le soin à apporter à mes bégonias nains. Tant et si bien que j’ai rédigé un roman sur « fond de fleurs » (« Céanothes et Potentilles »), aux éditions Volpilière). Oops, oubli de taille: j’ai passé dix ans de ma vie à mâchurer des pages et des pages, à essuyer les refus récurrents des maisons d’édition. Les premières semaines de mon sevrage, j’étais persusadée d’avoir perdu ma plume, me sentant physiquement et intellectuellement incapable de concentrer mon attention sur un manuscrit, au point que j’ai bien failli laisser derrière moi mes rêves d’écrivain. J’aurai plaisir à vous faire partager les émotions rares, celles que j’ai vécues les larmes aux yeux, dès lors que j’ai coincé à nouveau un stylo entre mes doigts et que je ne l’ai plus lâché…Les publications et distinctions littéraires ont fleuri, mais c’est peut-être un peu prématuré de vous en faire le récit. Le sujet des cinq sens me séduit, et vous? Il est un peu la base de tout quand on n’a plus AUCUN repère! Croyez-moi, aucun…J’ai longtemps planché sur le mot: « je re-perds ». Bonjour l’esprit glorieux #laule. Patrick Poivre d’Arvor a donné l’impulsion, puis Elisabeth Robert-Mozzanini. Ces deux personnes sont à la source des concours littéraires qu’elles ont lancés et que j’ai eu la chance de remporter: sans ces prix, je n’aurais jamais eu une telle crédibilité. Ce sont mes deux repères de taille…

– Mon style vestimentaire, lui aussi, a changé: j’étais assez coquette, soucieuse « du » détail. Pour autant, je ne suivais aucun diktat, j’avais ma propre allure. Nous avons lu, plus haut, combien l’odorat et le goût se remettaient à l’ouvrage. Eh bien, il semblerait que la vue et le toucher n’aient pas été épargnés. Assez incroyable, mais vrai, j’ai classé mes habits par textures, de façon instinctive. En d’autres périodes, je les associais en fonction des tons, prenant un grand plaisir à investir dans des nuances qui n’avaient jamais passé le seuil de ma garde-robe, avant le coup de feu. Etonnant, je choisissais le matin des vêtements confortables, aux matières nobles, privilégiant le confort et l’harmonie, au détriment des critères de certains magazines. Je connaissais bien les «obligations » de l’élégance et, avant le « divorce », je n’aurais jamais mis un pied dehors sans l’habiller de talons. A l’inverse, j’ai vite trouvé vulgaire une démarche pas assurée par des souliers trop hauts. Mon élégance a changé de trottoir, je marche désormais à plat…Je suis assez heureuse d’avoir su faire cohabiter Chic et Confort.

– Je me suis également découvert des dons pour la photo. Bon, eh bien voilà: je suis devenue, en l’espace d’un an, une photographe sollicitée (j’ai fourni la photo de quatrième de couverture des romans de Paul-Loup Sulitzer « Angolagate » (Calmann-Levy) et « L’escroc du siècle » (Le Rocher) ). Je suis la portraitiste officielle de l’acteur Manuel Gélin, de l’humoriste Christophe Guybet et de l’artiste peintre Véro Latil-Levy.

Mon portfolio, c’est dans mon Myspace:

La liste des bouleversements est très longue. On y revient plus tard?

En attendant, mes goûts et mes couleurs, c’est dans mon blog Typepad:

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